Omiokuri ou quand la poésie s’invite en restauration
Ce sera la deuxième fois que j’évoque le passionnant récit autour des saisons de Ryoko Sekiguchi, paru chez Folio : Nagori, la nostalgie de la saison qui vient de nous quitter.
Dans cet ouvrage, est présentée la coutume de l’omiokuri, qui consiste à accompagner du regard la personne qui s’en va.
« Dans les restaurants traditionnels de Kyoto, le chef et la patronne sortent chaque fois qu’un client quitte l’établissement et continuent de le saluer jusqu’à ce qu’il ait disparu de leur champ de vision. »
Par extension, accompagner du regard aussi bien à l’accueil qu’au départ prolonge le lien entre deux personnes. Ce lien perdure dans l’esprit même après la séparation.
Pour un restaurateur, cette disposition entraînerait, dès lors qu’elle est sincère et non feinte, un rapport différencié, plus qualitatif, inscrit et presque unique avec les clients de son restaurant.
L’instant de l’au revoir est particulièrement important pour ancrer le positif de l’expérience repas.
Un peu comme la troupe de théâtre qui vient et revient encore sur scène saluer son public à fin de la pièce, un peu comme le musicien qui prend le temps le saluer son public à la fin du concert, il est important pour le client de restaurant d’avoir la possibilité d’être reconnaissant à la prise de congés.
Si ce moment est bâclé, la relation client devient très ordinaire, un peu comme celle qu’entretient une grande surface avec ses clients qui paient à la caisse après avoir passé les caddies de marchandises.
Pour en savoir plus sur comment mettre en valeur votre offre de restauration, contacter NEO Engineering en cliquant ici
Laurent Pailhès
Consultant gérant de NEO Engineering
Toutes les informations et données hébergées sur ce site sont protégées par un copyright. La reproduction et l’utilisation de la totalité ou d’extraits de données sont strictement interdites, sans l’autorisation préalable de NEO Engineering. (Loi n° 57-928 du 11/03/1957 sur la propriété littéraire, industrielle et artistique – Journal Officiel du 14/03/1957 et rectificatif Journal Officiel du 19/04/1957).







